• dimanche , 15 septembre 2019

Affaire du sous-préfet d’Akam Essatouck : la famille soupçonne un coup monté

Edmond Bousia Ndong Obiang est-il victime de conspiration ? Le parquet d’Oyem l’accuse en tout cas d’être « l’auteur d’un trafic d’êtres humains » à la frontière du Gabon dans le nord du pays où profitant de sa position de sous-préfet il se serait fait la manne en s’érigeant en passeur. Ce que ses proches parents contestent brandissant comme raison de cette conjuration sa notoriété devenue gênante.

D’après le récit véhiculé dans la presse, l’homme se serait servi de sa voiture de fonction estampillée d’un laisser-passer pour accomplir la transhumance. Ce que dément formellement ses proches qui ne comprennent pas l’interprétation faite d’un fait anodin.

Selon la famille, Edmond Bousia Ndong Obiang, alors occupé chez le gouverneur, avait confié le véhicule à son frère Julien Oniane et à son mécanicien d’origine camerounaise mercredi dernier pour aller prendre des pièces pour la réparation de son véhicule à Kye Ossi au Cameroun voisin. Lors de leur retour, ils vont embarquer trois personnes sans papiers (des proches du mécanicien semble-t-il).

La police judiciaire en patrouille, procédant au contrôle des passagers à bord va saisir le véhicule et rentrer en contact avec le propriétaire de la voiture. Entendu à son tour, le sous-préfet rendra la même version que son frère et son mécanicien concernant la mission d’achat des pièces du véhicule. Le véhicule est alors remis à Edmond Bousia Ndong Obiang. Mais juste le temps d’une nuit, car le lendemain il sera interpellé à nouveau à la police judiciaire où il sera placé en garde à vue et interdit de toute visite, avant d’être déféré ce vendredi. Son jugement est attendu le 7 mars prochain.

Aux dires de la famille, il se susurrait que le sous-préfet était en passe de devenir préfet d’Oyem. Une promotion vue d’un regard envieux vu sa popularité relativement forte. Sinon comment expliquer le caractère expéditif de cette arrestation, alors qu’on a affaire à une autorité, s’interroge un de ses proches. « Edmond est une autorité et il y a une procédure et un droit de réserve pour ce genre de cas. Jusqu’à preuve du contraire, il n’a pas été pris en flagrant délit pour qu’on l’envoie en cellule comme un vulgaire bandit et qu’on le défère », a-t-il argumenté.

Awa Nyomba Massimba

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un commentaires

  1. Emerson
    24 février 2019 à 14 h 32 min Répondre

    Connaissant l’homme ça m’étonnerait qu’il soit capable de poser un tel acte
    N’étant pas à bord de son véhicule de commandement, ni même l’autre côté de la frontière, certes étant le propriétaire du véhicule il peut être entendu mais si les faits son grave il peut être gardé à vue

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