• dimanche , 20 octobre 2019

Copace : Asseoir les mécanismes de gestion durable des ressources marines

La photo de famille après l’ouverture des travaux. © D.R

Libreville abrite depuis ce mardi la 22e session du Comité des pêches pour l’Atlantique centre-est (Copace). Jusqu’au 19 septembre prochain, les 20 pays côtiers et non côtiers membres s’inspirent des bonnes pratiques en matière de gestion durable des ressources marines, de sorte à adopter des règlements susceptibles d’offrir des données sur les différents stocks halieutiques hébergées dans leurs zones marines de compétence.

Cette rencontre initiée par l’Organisation des nations unies pour l’Alimentation (FAO), avec le soutien financier de l’Union européenne (UE), s’inscrit dans la droite ligne des politiques publiques des Etats dans le secteur pêche. Le Gabon qui a souscrit à cet usage rationnel des ressources marines à travers le pilier Gabon bleu, entend comme tous les Etats membres du Copace mettre en place des leviers d’une gestion responsable. Car la tendance mondiale des stocks évoque une régression à cause de la surpêche.

« A l’instar de ce qui se passe à l’échelle mondiale, sur le plan national la situation actuelle des stocks halieutiques présente une tendance à la baisse, engendrée par une surexploitation des pêcheries. A cet effet, la maîtrise de nos pêcheries par la mise en place de nouveaux modèles d’exploitation de ces ressources est nécessaire », a indiqué le ministre Gabonais en charge de la pêche, Biendi Maganga Moussavou, qui a relevé au passage que ce segment de l’économie est un argument de plus dans la perspective de la diversification de l’économie, mais également de la sécurité alimentaire.

Cette tendance baissière des stocks est une menace pour l’un des piliers pour l’atteinte de l’Objectif de développement durable (ODD) 14 qui s’intitule « Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable. »

 « Les travaux de cette 22e session du Copace contribueront donc aussi largement à faciliter le suivi et l’atteinte de l’ODD 14 par les pays membres en établissant en particulier des états de référence et l’évaluation du suivi de ces indicateurs », a fait savoir Hélder Muteia, coordonnateur du bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique centrale, représentant résident pour le Gabon et Sao-Tomé e principe.

Pour le rappeler, les dernières données fournies par la FAO en 2016 indiquent que « le poisson et les produits de la pêche font partie des produits alimentaires les plus commercialisés dans le monde. Par habitant la consommation de poisson est passée de 9 kg au début des années 60 à plus de 20 kg de nos jours et le poisson fournit à plus de 3,2 milliards de personnes près de 20% de leur apport moyen en protéines d’origine animale », a rappelé M. Muteia.

 

 

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