• dimanche , 20 octobre 2019

Destruction annoncée des habitations construites sur les sites des mangroves

Le 2e adjoint au maire de Libreville expliquant les raisons de la destruction prochaine de ces maisons.© D.R 

Les habitations, probablement villages des pécheurs, installées illicitement sur les sites où est détruite la mangrove dans le 5e arrondissement de Libreville seront détruites. Leurs occupants ont été sommés ce vendredi de plier bagages, avant l’arrivée le 8 juillet prochain des engins pour déblayer l’espace occupé.

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A la tête d’une délégation, Serge William Akassaga, le 2e adjoint au maire de Libreville, invité par Chadi Moukarim, maire du 5e arrondissement, est allé constater l’étendu de la dégradation de cet écosystème naturel. Avant la destruction, l’homme s’est voulu pédagogue, expliquant aux habitants le bien-fondé de la démarche de la municipalité.

Pour lui, la nature doit reprendre ses droits. Cette barrière naturelle contre les catastrophes naturelles constitue un réservoir immense en matière de biodiversité. C’est connu, les mangroves sont une zone de reproduction pour au moins 80% des espèces de poissons ; parce qu’elles protègent contre les catastrophes naturelles, ainsi que l’érosion côtière qui réduit tous les jours la superficie des pays africains et parce qu’elles séquestrent cinq fois plus de gaz carbonique que les autres couverts végétaux normaux.

 

 

Emmanuela Makeghele

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