• samedi , 7 décembre 2019

Détournement des deniers publics : Le RPM réclame les têtes de tous les coupables

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Le porte-parole du RPM, Alain Michel Mombo, lors de la lecture du communiqué sanctionnant les travaux du Conseil Exécutif du 21 novembre.© D.R

Le Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM, Opposition) veut la sanction exemplaire envers les responsables d’administrations publiques et de sociétés paraétatiques en garde à vue, présumés auteurs de détournement et de blanchiment à grande échelle des deniers publics.

Inaugurant un nouveau format de communication, le parti d’Alexandre Barro Chambrier, à travers un communiqué du Conseil exécutif réuni ce jeudi 21 novembre à Libreville, a souhaité que les investigations ouvertes suite à la vague d’interpellations survenue soient étendues également à « ceux qui, tapis dans l’ombre, tiraient les ficelles ou en bénéficiaient ». Alain Michel Mombo, son porte-parole, a toutefois mis un point d’honneur au respect des procédures judiciaires et des droits humains dans le cadre de cette affaire.

Il a dit espérer que cette agitation ne soit pas une diversion destinée à détourner le regard des populations de leurs conditions de vies davantage dégradées ou encore des luttes intestines pour le contrôle du pouvoir des clans de la galaxie Ali Bongo.

En réaction à la déclaration de patrimoine du Premier ministre auprès de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, le RPM s’est dit étonné que cet acte ait été accompli seulement 10 mois après son entrée en fonction, alors que la loi fixe le délai à 3 mois maximum.

Poursuivant sa lecture de l’actualité, le RPM a dit avoir pris acte de l’annulation de la cession des titres fonciers à titre gracieux à la Caisse des Dépôts et des Consignations (CDC) au motif « de céder aux diverses réactions de l’opinion ». Un rétropédalage insinuant clairement l’improvisation des gouvernants actuels, a-t-il estimé.

« Aussi, à la vue du bilan catastrophique des 10 années au pouvoir d’Ali Bongo, qui a échoué à changer le quotidien des gabonais, le RPM estime que seule une autre politique est en mesure de redresser la situation chaotique dans laquelle se trouve le Gabon et de mettre un terme à l’impunité ainsi qu’à la mauvaise gestion des ressources publiques tant décriée. Au demeurant, l’absence de la représentation du Gabon au niveau de Chef d’Etat sur la scène internationale, la dilapidation sans vergogne des ressources financières de l’Etat, mise de nouveau au grand jour par les enquêtes en cours, amènent à se poser la question de savoir qui dirige réellement le Gabon. En tout état de cause, le RPM se demande si les dégâts actuels ne sont pas que la face visible d’une réalité encore plus désastreuse et qui à terme menacent la stabilité du pays », a fait savoir le porte-parole du RPM.

 Alain Michel Mombo a conclu son propos par l’évocation des mesures inhérentes au fonctionnement du parti, notamment les visites de quartiers initiées par son président qui semblent rapprocher l’homme de sa base militante.

 

 

 

 

 

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