• lundi , 26 août 2019

Disparition de 353 conteneurs de Kevazingo : « un crime économique » (Marc Ona Essangui)

Réagissant à la disparition surréaliste de 353 conteneurs du Port d’Owendo contenant du Kevazingo, un bois extrêmement rare, le secrétaire exécutif de l’ONG Brainforest, invité de la tv en ligne Média 241, s’étonne de la disparition d’une cargaison aussi importante dans un environnement bien sécurisé.

« Comment peut-on faire disparaitre 353 conteneurs dans un lieu aussi sécurisé que le Port ? Sécurisé par les éléments des forces de sécurité, sécurisé par les services administratifs qui sont installés, c’est-à-dire les Eaux et forêts, la Douane, et même l’Office des ports et rades du Gabon (l’Oprag). C’est la première interrogation. 353 conteneurs, énorme ! », s’est-il demandé.

Marc Ona Essangui.

Un scandale selon le défenseur de l’environnement qui considère que ce stock estimé de 5000 m3 est l’équivalent d’environ 10 milliards de francs CFA. « Un chiffre, un montant qui vous donne du tournis. Nous sommes là face à ce que moi, je peux considérer comme un crime économique », a-t-il sèchement lancé.

Quoi que mis à l’index par le procureur de la République dans cette mystérieuse disparition, les Eaux et forêts sont quelque peu ménagés par le prix Goldman qui fait observer notamment que le Port n’est pas sous sa surveillance. Il est évidemment sous la garde des forces de sécurité, de l’Oprag et de la Douane.

Ces stocks pourtant saisis, donc mis sous-scellés, n’étaient donc plus sous la responsabilité du ministère des Eaux et forêts. Leur responsabilité, Marc Ona Essangui, la situe en amont où l’administration est tenue de veiller au respect par les exploitants forestiers des assiettes annuelles de coupes préalablement élaborée dans les plans d’aménagement forestier.

« Pour que les opérateurs respectent la loi, il faut que les inspecteurs aillent sur le terrain. Il faut que l’administration fasse son travail de contrôle. Et nous dans le cadre de notre travail citoyen, nous avons aussi le droit de mener ce contrôle de l’action publique. », a conclu le responsable de l’ONG environnementale.

 

 

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