• samedi , 7 décembre 2019

Gabon: A peine débarqués du gouvernement, la prison leur ouvre grandes ses portes

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Tony Ondo Mba, l’un des ex-ministres interpellés ce 3 décembre à Libreville.© D.R

Trois des neufs ministres évincés le 2 décembre du gouvernement sont en route pour la prison. Interpellés ce 3 décembre à Libreville, Brice Laccruche Alihanga, l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo et éphémère ministre du Suivi de la stratégie des investissements humains et des objectifs de développement durable, Noël Mboumba, l’ex-ministre du Pétrole, ainsi que Tony Ondo Mba de l’Energie, n’ont pas digérés bien longtemps leur sortie du gouvernement. Ils seraient mêlés au vaste scandale financier chiffrés à des dizaines de milliards de FCFA qui agite actuellement le pays.

L’un d’eux, interpellé à sa sortie du bureau du président de l’Assemblée nationale où il est allé s’imprégner de la démarche le menant à se réapproprier son écharpe de député, a été conduit directement dans les locaux de la Direction générale des recherches (DGR). Un acte qui a obligé l’Assemblée nationale à demander des éclairages via un communiqué télévisé. Dans l’esprit de la deuxième chambre du parlement, la question de son immunité parlementaire est certainement mise en avant pour juger du droit ou non de l’interpeler.

S’il est admis que n’est investi de l’immunité que celui qui exerce le mandat, en l’occurrence il s’agit ici encore de son suppléant, l’ex-ministre Tony Ondo Mba n’aurait donc pas été arrêté en tant que député. On peut donc comprendre son empressement à reprendre son siège au parlement. Il y a donc eu plus rapide que lui.

Son parti, le Rassemblement pour la restauration des valeurs (RV) sera-t-il en phase avec ses fondements éthiques, comme l’indique sa dénomination, en excluant son président impliqué dans des malversations financières à grande échelle ? De même, le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) affichera-t-il la même fermeté envers Noël Mboumba ? On imagine que oui, si pour un message jugé équivoque de l’un de ses membres (Ali Akbar Onanga Y’Obegue) une exclusion avait été prononcée. En attendant que la culpabilité soit établie ou invalidée, on espère qu’à titre conservatoire chacune de ses formations politiques vont prononcer des sanctions exemplaires. On est curieux de voir la sanction qui sera réservée à Brice Laccruche Alihanga.

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