• dimanche , 20 octobre 2019

Gabon: Ali Bongo tient bien sur une canne, Laccruche en a dit le contraire aux Logovéens

Le président Ali Bongo, canne en main, ce mardi 24 septembre lors de la rentrée solennelle de la Cour constitutionnelle à Libreville. © D.R

« Le président va très bien, il est en forme. Il a même laissé l’affaire de la canne là », a laissé entendre Brice Laccruche Alihanga lors de son passage à Lastourville dans l’Ogooué-lolo. Mais la réalité l’en a fait menteur. Car Ali Bongo qui présidait ce mardi la cérémonie de la rentrée solennelle de la Cour constitutionnelle s’est bien aidé d’une canne pour arriver dans cette salle de la Cour constitutionnelle.

Ses aptitudes motrices, encore fragiles depuis son AVC survenu en octobre dernier, ne semblent pas prêtes à lui rendre toute son autonomie. A ce titre, l’affirmation du directeur de cabinet politique d’Ali Bongo relève à tout le moins de la méthode Coué, consistant à s’auto-convaincre d’une réalité virtuelle.

Une de plus, après avoir annoncé récemment l’arrivée dans le Haut-Ogooué de son patron qui ne s’y est pas rendu cependant à la date du 25 août comme il l’avait assuré aux populations. Une accumulation de contre-vérités qui rendent peu crédible son discours, émanant pourtant du distingué camarade du Parti démocratique gabonais (PDG-pouvoir).

Le collaborateur immédiat du Chef de l’Exécutif qui se serait rendu à Londres récemment pour rencontrer le président de la République en rééducation, apparait assez peu renseigné lui aussi sur les évolutions de son état de santé. Une forme physique et cognitive dont doute une partie d’acteurs politique et de la société civile réunie au sein de la coalition dénommée ‘’Appel à agir’’, appelant notamment à la désignation par la justice d’un collège de médecins chargé de produire un certificat médical après avoir examiné Ali Bongo, victime comme on le sait d’un AVC.

Si pour les partisans du dircab ce détail apparait insignifiant, pour ses pourfendeurs, il est révélateur de l’absence d’un mandat en bonne et due forme l’autorisant à entreprendre au nom d’Ali Bongo une tournée interprovinciale. L’un des collaborateurs de Moukagni-Iwangou, ministre de l’Enseignement supérieur, en a payé pour son poste après avoir exigé la publication de ce document, logiquement écrit comme l’exige la procédure administrative.

Articles similaires

Laissez un commentaire