• dimanche , 20 octobre 2019

Gabon/Emprunt obligataire : fin du Road-show à Libreville

Investisseurs potentiels et experts de l’Etat lors de la présentation de l’emprunt obligataire. © L’Instantgabon.com

Le Gouvernement gabonais a bouclé par Libreville la campagne d’incitation à souscrire à l’emprunt obligataire de 100 milliards de francs CFA qu’il a émis par appel public à l’épargne sur le marché financier régional de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).

Après le Cameroun, la Guinée-Equatoriale et le Congo, les émissaires Gabonais ont proposé cette offre aux potentiels investisseurs résidant au Gabon, ce lundi 30 septembre. L’opération dénommée « EOG 6,25% Net 2019-2024 », est en effet rémunéré au taux annuel de 6,25% sur une maturité de cinq (5) ans. A 10 mille francs CFA le titre, la souscription exige un minimum de 50 titres pour être éligible. Mandat a été donné à Attijari securities central africa (Asca) d’agir en qualité d’arrangeur et chef de fil de l’opération.

L’appel à souscription étalé sur la période du 20 septembre au 2 octobre 2019, s’adresse à toute personne physique ou morale résidente et non résidente de la Cemac. Le ministre de l’Economie, des finances et des solidarités nationales a clos en personne cette campagne en présentant les résultats globalement encourageants de l’Etat gabonais obtenus depuis le démarrage en 2016 du Plan de relance de l’économie (PRE) dont les objectifs principaux visent le rétablissement de l’équilibre des finances publiques, l’accélération de la diversification de l’économie et la réduction de la pauvreté.

« En effet, comparativement à la situation difficile observée en 2016, des efforts considérables ont été réalisés dans la réduction progressive du déséquilibre du budget de l’Etat et le maintien d’une croissance positive. Ainsi le déficit des finances publiques s’est nettement réduit : -6,6% du PIB en 2016 à -3,4% en 2017, puis à -1,4% en 2018. Pour cette année 2019, la poursuite des actions œuvrant dans le sens d’une maitrise des dépenses et d’une mobilisation accrue des recettes sont tels que l’on s’attend à un excédent d’environ 1% en fin d’exercice budgétaire », a vanté le ministre Roger Owono Mba.

Le Gouvernement qui entend inscrire sa politique économique dans un cercle vertueux, a dévoilé la dépense qui résulterait du produit de cette émission. Celui-ci, a indiqué le directeur général de la dette, servira au financement partiel de certains projets d’investissements inscrits dans la loi des finances 2019 financés sur ressources propres.

Pour Emmanuel Berre les indicateurs sur le PIB sont encourageants. « Le PIB devrait enregistrer une croissance moyenne de 3,5 % entre 2019 et 2021. Cette performance serait imputable au dynamisme du secteur non pétrolier, qui devrait croître en moyenne de 3,5 % », a-t-il énoncé, notant que la hausse substantielle de la production agricole, le dynamisme de l’exploitation forestière, ainsi que les activités minières définissent la bonne forme du secteur primaire. De même pour le secteur tertiaire marqué par le transport, télécommunications, les services bancaires et assurances.

Le DG de la dette a également fait connaitre aux souscripteurs potentiels l’encourt de la dette au premier semestre 2019. « Globalement, à fin juin 2019 les règlements se chiffrent à 384,178 milliards de francs CFA. 266,210 milliards de francs CFA de paiements extérieurs. 117, 969 milliards de francs de paiements extérieurs. », a-t-il indiqué.

 

 

 

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