• samedi , 23 novembre 2019

Gabon: La CNR plus que jamais convaincue de l’incapacité à diriger d’Ali Bongo

Jean-François Ntoutoume Emane, Président du RPR, lisant la déclaration de la CNR le 2 août 2019. 

La Coalition pour la nouvelle république (CNR-Opposition) s’est dit convaincue, ce vendredi à Libreville,  qu’Ali Bongo n’est plus apte à diriger le pays. Au regard d’un faisceaux d’indicateurs suggérant son incapacité, elle a appelé à prononcer la vacance de pouvoir au sommet de l’Etat

« Les faits identifiés et évoqués par la Confédération syndicale Dynamique unitaire, comme par le plus grand nombre de Gabonais, les vidéos mensongères diffusées sur la place publique, les visites des présidents de certains pays africains, l’inaccessibilité d’Ali Bongo par sa famille, pour s’enquérir de l’état de santé de celui qu’ils n’ont pas approché depuis plusieurs mois, tous ces artifices ont renforcé le doute et fini par convaincre le monde entier de l’incapacité totale d’Ali Bongo, à présider aux destinées du Gabon », a fait savoir Jean-François Ntoutoume Emane, président du Rassemblement des patriotes républicains (RPR), parti membre de la Coalition soutenant Jean Ping.

Ironisant sur le déroulement de la commémoration de la date anniversaire de l’Indépendance du pays, le 17 août, où il se susurre qu’Ali Bongo pourrait ne pas apparaitre à la tribune officielle ou que les populations seraient tenues à distance, l’ancien Premier ministre a estimé que le manque à cet usage républicain va accentuer l’interrogation assez répandue consistant à se demander : « ..qui dirige le Gabon ; mieux, qui dirige véritablement le Gabon ? »

Pour lui, les partenaires du Gabon gagneraient à ne plus soutenir « un groupuscule qui met à mal l’ensemble des intérêts de la Nation, des pays amis et de nos partenaires ». De même, il a appelé « les Gabonais de tous bords politiques…conscients du danger que court notre pays » à ne pas se rendre « complices des rêves démesurés et diaboliques d’un groupuscule usurpateur, qui décide en lieu et place de l’Exécutif, depuis des mois ».

Se sentant les capacités de garantir les intérêts des partenaires étrangers sans heurter la conscience nationale, la CNR a appelé à ne pas laisser prospérer « la dictature actuelle », sinon, a-t-elle précisé, « il sera trop tard pour recouvrer la paix que nous avons connue et que d’autres nous enviaient ». Ntoutoume Emane a de ce fait affirmé que « le temps d’un sursaut de conscience est venu, pour que la constitution de l’Union sacrée en vue de sauver le Gabon notre très cher pays ». Car pour lui « l’implosion de notre société consécutive à leur mal gouvernance, aura des conséquences incalculables non seulement sur le vivre ensemble, mais aussi sur l’environnement politique national et régional, sur le climat et la prospérité des affaires »

En conséquence, la CNR ne perçoit aucune autre alternative que celle de prononcer la vacance du pouvoir et la reconnaissance de la victoire de Jean Ping, élu légitime de la présidentielle du 27 août 2016. C’est à ce prix qu’une vie commune apaisée sera garantie, a affirmé l’ancien Premier ministre.

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