• dimanche , 20 octobre 2019

Gabon : Le stade de Nzeng-Ayong toujours confisqué

Le portail du stade de Nzeng-Ayong fermé depuis un an bientôt. © L’Instantgabon.com

Depuis environ un an le stade de Nzeng-Ayong est fermé au public, non pas pour des raisons de travaux, mais plutôt pour motifs de règlements salariaux du personnel gestionnaire de l’infrastructure non conclus. Inaccessible, le portail est depuis l’an dernier barricadé de l’intérieur par un bus lui aussi condamné à ne pas servir.

Cumulant plusieurs mois de salaires impayés et toujours dans l’attente du règlement de leurs droits après leur licenciement prononcé en novembre 2018, les 78 agents de l’Agence nationale de gestion et d’exploitation des infrastructures sportives et culturelles (Anageisc) et la quarantaine d’agents de la Commission nationale d’organisation et de gestion des évènements et manifestation à caractère national et international (CNOGEMCNI) auraient décidé d’interdire l’accès aux usagers si leur situation n’était pas régularisée.

La situation qui ne semble gêner personne chez les décideurs, constitue un réel handicap en revanche chez les populations déjà lourdement pénalisées par le manque d’espaces de loisirs. Tous les soirs, cet endroit grouillait de monde, chacun allant de son activité. L’air de jeu constamment occupé par les équipes de football qui payaient pourtant la location de l’espace en fonction du temps mis, les athlètes dans leurs foulées sur la piste d’athlétisme, les séances de fitness en plein air, les répétitions d’arts martiaux et autres constituaient la saine ambiance que certains badauds ne se privaient pas d’aller admirer en guise de spectacle pour se détendre.

L’activité sportive qui est vivement recommandée dans le maintien de la forme physique, n’est que très peu encouragée à ce qui semble. Cette infrastructure de proximité pour les populations du quartier le plus grand de Libreville, réaménagée pour les Coupes d’Afrique des nations 2012 et 2017, ne sert à personne.  La situation des agents, non plus, n’a pas évoluée. Comme pour les taxes, c’est au peuple de payer le lourd-tribu.

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