• dimanche , 20 octobre 2019

Gabon : Libéré, le sous-préfet d’Akam essatouk empêché de reprendre le service

Le sous-préfet d’Akam essatouk, aux côtés du gouverneur (lunettes) en février dernier. © D.R 

Après ses déboires judiciaires, le sous-préfet d’Akam essatouk n’est pas au bout de ses peines. Edmond Bousia Ndong Obiang, pourtant maintenu dans ses fonctions, à l’issu du conseil des ministres du 1er août 2019 où sont intervenus de nombreux changements dans les préfectures et sous-préfectures du pays, n’a pas encore repris du service par la seule volonté du gouverneur de la province du Woleu-Ntem qui n’entend pas lever la mesure d’intérim prononcé pour pallier son absence.

Le gouverneur Joël Ogouma, manifestement peu enclin à user des procédures administratives appropriées, a envoyé via watsapp un message à l’intéressé lui interdisant de prendre place à la tribune officielle pour la journée du drapeau ce 9 août. De même, des sources proches du gouverneur rapportent qu’il aurait également pris la décision, cette fois verbale, de laisser le sous-préfet de Bolossoville assurer la célébration de la fête de l’Indépendance, le 17 août, dans l’après-midi dans le district d’Akam essatouk, après s’être invité en matinée à ses côtés à la tribune officielle d’Oyem, la capitale provinciale.

Craignant d’être taxé d’indiscipliné et d’en payer le prix, le sous-préfet Edmond Bousia Ndong Obiang ne sait plus quelle posture adoptée, non seulement vis-à-vis des populations qui attendent vivement son retour aux affaires, mais également face à sa hiérarchie. Pour en avoir le cœur net, il a adressé un courrier au gouverneur datant du 8 août dernier, dans lequel il se dit formellement disposé à reprendre son poste, demandant que soit levé l’intérim prononcé à titre conservatoire par celui-ci.

Sans retour formel, ses proches indiquent que le sous-préfet Bousia Ndong Obiang qui refuserait toutefois d’engager un bras de fer avec ses supérieurs, envisagerait assurer la célébration du 17 août dans le district d’Akam essatouk, surtout dans l’optique d’apaiser la grogne des populations qui menacent de boycotter l’évènement si son absence était constatée, tout comme il refuserait, pensent-ils, d’engager un bras de fer avec ses supérieurs.

Une équation bien difficile à résoudre pour le sous-préfet d’Akam essatouk qui ne bénéficie certainement pas de la bonne étoile d’un autre préfet qui était récemment en prison à Mouila pour détention et commercialisation des pointes d’ivoires. Aussitôt sorti de prison, il a repris du service.

Pour rappel, le sous-préfet Edmond Bousia Ndong Obiang avait passé six mois en prison pour complicité passive dans une affaire de trafic d’êtres humains au niveau de la frontière entre le Gabon et le Cameroun. Une décision de justice abondamment débattue à l’époque, car les indices l’impliquant dans cette pratique étaient quasi inexistants.

 

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