• lundi , 26 août 2019

Gabon : Mystérieuse disparition d’un étudiant de l’USTM

Lainere Christ Didier Mboumba Magosso, étudiant en 1ère année SGI à l’USTM à Franceville n’a plus donné signe de vie depuis samedi dernier. Supposé être parti avec ses condisciples pour une partie de baignade, ce jeune de 19 ans habitant au quartier Mabuku après l’arrêt bus en allant vers le centre est soudainement devenu injoignable. Le grand frère d’un de ses colocataires a, le jour même, alerté la famille de Libreville des possibles ennuis de Lainere, via un message téléphonique.

Inquiétée, la famille joindra au téléphone KB son ami et colocataire pour en savoir plus. Il dira que le disparu « serait parti faire un truc », avant de ne plus décrocher aux appels lui aussi. Malgré les multiples tentatives, toute la journée du dimanche, pour rentrer en contact avec ses amis cités dans l’affaire, la famille est restée sans nouvelle.

Elle déléguera sur Franceville le lundi matin un émissaire pour s’imprégner de cette disparition aux obscures circonstances. L’envoyé de la famille se rendra à la Direction générale des recherches (DGR), avant d’être orienté à la gendarmerie où lui seront présentés les effets du jeune Lainere Christ Didier, dont un étrange pagne rouge, symbole significatif dans les cérémonies rituels.

Si pour l’instant rien de formel ne laisse envisager le drame, il y a cependant des raisons de craindre pour la vie du jeune homme. L’attitude curieuse des gendarmes qui disent avoir réceptionnés les effets du disparu de la part de ses condisciples sans toutefois procédés à des garde-à-vue pour nécessités d’enquête. Rendu à la Police judiciaire, le délégué de la famille sera cette fois orienté chez le procureur où une procédure d’instruction sera ouverte.

Confié à nouveau aux gendarmes, le délégué de la famille a dû faire feu de tout bois avec sa famille pour les contraindre au final à mener cette enquête. Juges et hommes de corps ont fini par s’impliquer dans ce dossier suite à la pression exercée par la famille, rapporte une source familiale, alors que la gendarmerie estimait ne pas disposer des moyens appropriés pour mener ce genre d’enquête. Avec des équipements vétustes, c’est dans une posture apathique qu’elle s’est rendue sur place, ce mardi à 11 heures, pour constater les circonstances de la noyade supposée, étonnamment sans la présence des étudiants témoins et compagnons du jeune Mboumba Magosso.

Toujours introuvable, le jeune étudiant ne serait pas un habitué des fugues ou des départs en vadrouille sans en informer les siens. Sa disparition qui se prolonge a donc occasionné une plainte au Parquet, au Commissariat et à la gendarmerie.

Dans les options qui s’offrent aux enquêteurs, il semble tout à fait juste d’explorer la piste d’un traquenard où les suspects restent évidemment les dernières personnes avec lesquelles il est rentré en contact. Pour cela, tracer son téléphone grâce à la compagnie de téléphonie mobile et identifier à travers ses dernières conversations l’objet réel et le lieu où il s’est rendu pourrait accélérer la procédure et arracher des aveux. Tout comme il serait juste d’entendre tous les suspects : des colocataires qui en savent un peu trop et les condisciples qui ont déposés les effets du disparu.

 

 

 

 

 

 

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un commentaires

  1. NDJAB Andrey
    17 avril 2019 à 15 h 16 min Répondre

    Trop de zones d’ombre en effet

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