• dimanche , 25 août 2019

Gabon : Selon Asselé, Ali Bongo serait séquestré

Jean-Boniface Assélé, l’oncle maternel du Chef de l’Etat © D.R 

L’oncle maternel du Chef de l’Etat vient de rompre l’armure : Ali Bongo, son neveu serait séquestré par « un groupe de gens dans ce pays qui est prêt à prendre le pouvoir du pays. On ne le dit pas, [mais] moi, je le dis, advienne que pourra. Et ils s’organisent, ils meent en place les institutions, ils mettent leur monde… », a-t-il assuré sur les antennes de la radio privée Génération nouvelle en milieu de semaine dernière.

Dans ses révélations, le patriarche de la famille maternelle du président de la République fait une mise au point de ce qui a occasionné le sit-in qu’ils ont initié à la résidence privée d’Ali Bongo à la Sablière. « C’était pour lui demander quelque chose : parce qu’on avait été surpris d’apprendre que la femme du président Ali avait giflé sa maman (Patience Dabany)…on avait dit ça ne peut pas se passer comme ça ! Voilà le vrai problème », a précisé Jean Boniface Assélé.

Alors que de nombreux médias se font allégrement les relais d’une distorsion de l’objet de ce sit-in, affirmant, manifestement pour distraire l’opinion, que la famille souhaitait se plaindre de l’éviction de Nicole Assélé du poste de directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Assélé l’assure : « On fait des mélanges qui quelques fois nous désaxent, nous trompent ».

Il n’a pas manqué de réitérer l’inaccessibilité du Chef de l’Etat qui reste impossible à rencontrer, autant pour sa mère que pour l’oncle qu’il est. Une situation qui semble l’agacer, d’où son appel à l’intervention du Général Grégoire Kouna, patron de la Garde républicaine.

Le général de police à la retraite, hautement imprégné du sens du secret d’Etat, a donc bien pris la mesure de ses propos. Lesquels accréditent un peu plus les spéculations tendant à faire croire qu’Ali Bongo ne serait plus apte à diriger le pays, d’où la sempiternelle question : Qui dirige réellement le Gabon ? Et d’ailleurs le président du Centre des libéraux réformateurs (CLR-Majorité) parvient avec d’autres mots à la même interrogation : « Les décrets, Ali les signe ou ne les signe pas ? je suis en train de m’en douter aussi, pourquoi pas ? », s’est-il interrogé.

A-t-il répandu là une fausse nouvelle qui lui vaudrait des poursuites pénales ? Le ministre de l’Intérieur et de la justice appréciera. L’opinion est bien curieuse de voir par quel bout traiter cette sortie du patriarche de la famille maternelle du Chef de l’Etat, qui avoue du reste que « Là ils vont m’arrêter, parce que le mot séquestré les embête ».

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