• samedi , 23 novembre 2019

Gabon : syndicalistes et opposants pris en chasse par le pouvoir de Libreville

Syndicalistes et opposants actuellement arrêtés. © montage L’Instantgabon. com

Après le rapt de plusieurs syndicalistes de la confédération syndicale Dynamique unitaire (DU), arrêtés entre le 10 et le 12 juillet à Libreville pour avoir réitéré les propos de leur président, Jean Remy Yama, soutenant selon son intime conviction qu’« Ali Bongo était mort, il n’existe plus », la vague d’arrestations se poursuit avec cette fois l’arrestation ce 15 juillet de Gérard Ella Nguema, le président du Front patriotique gabonais (FPG), monté au créneau pour fustiger la prise en main des actes de gouvernement du Chef de l’Etat par ses collaborateurs.

Simon Ndong Edzo, premier vice-président de DU, Sylvie Nkoghe Mbot, présidente du syndicat Hippocrate, confédérale chargée du secteur parapublic et privé de DU, Jean Bosco Boungoumou Boulanda, Président du syndicat Onpese, membre de DU, ainsi que Ghislain Malanda, ont tous été placés en détention.

A cette liste, s’ajoutent les proches de jean Rémy Yama arrêtés pour certainement contraindre le syndicaliste à se rendre. De même, l’opposant et proche de Jean Ping, Privat Ngomo est lui aussi interpelé pour avoir lu un discours devant l’ambassade de France.

Cette chasse à l’homme ouverte contre les membres du corps syndical et politique de l’opposition, constitue pour la société civile une grave atteinte des libertés syndicales, une entrave à l’expression libre sur les questions d’intérêt national. Pour le pouvoir en revanche, il ne s’agit ni plus ni moins que de « la diffusion de fausses nouvelles » susceptibles d’emmener la confusion.

Si le pouvoir croit pouvoir neutraliser les velléités tendant à semer la confusion à travers de « fausses nouvelles » supposées, cette vague répressive est assurément loin de rassurer les potentiels investisseurs étrangers ou même la venue de touristes dans le pays.

 

 

 

 

 

 

 

 

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