• dimanche , 20 octobre 2019

Kevazingogate : Des têtes doivent tomber !

Georges Mpaga du ROLBG exige que des têtes tombent dans le Kevazingogate. © D.R

Sans doute, il est le plus gros scandale jamais dévoilé dans le secteur forestier au Gabon. La mystérieuse disparition de 353 conteneurs de Kevazingo au Port d’Owendo, dont la valeur estimée avoisine les 10 milliards de francs CFA, doit impérativement livrer les coupables.

C’est en tout cas ce qu’espère le Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG), qui met en lumière les carences en matière de bonne gouvernance. Il s’agit de « l’une des plus grandes manifestations qui consacrent la faillite de la bonne gouvernance dans notre pays et le contrôle de l’administration gabonaise par les cartels mafieux étrangers avec la complicité des autorités politiques et administratives du régime en place au Gabon ».

Pourtant couvert d’éloges par le FMI dans ses efforts en matière de gestion financière, le pays ne saurait se laisser éclabousser par un tel scandale où il apparait très clairement des connivences qui occasionnent des pertes énormes d’argent.

« La responsabilité directe des autorités politiques du ministère chargé du secteur de la Forêt et celles des administrations des Douanes et de l’Oprag est grandement établie. Il s’agit ici véritablement d’une entreprise criminelle constitutive d’une opération de corruption à grande échelle d’agents publics nationaux et étrangers avec la complicité active et passive desdites autorités », soutient le ROLBG.

Des faits d’une singulière gravité qui pourtant n’ont toujours pas fait l’objet d’une communication. Toutefois, face à ce qu’il qualifie de crime contre un patrimoine national protégé, le ROLBG exige que le gouvernement limoge, à titre conservatoire, les autorités politiques et administratives concernées et impliquées dans ce scandale. Notamment le ministre d’Etat en charge des Forêts, Guy-Bertrand Mapangou, le directeur général de la Douane, et le directeur général de l’Oprag.

Le ROLBG demande aussi la suppression des activités des entreprises impliquées dans le scandale et la mise en place d’une Commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur cette affaire.

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un commentaires

  1. BOULINGUI
    13 mai 2019 à 23 h 11 min Répondre

    Je veux bien que les têtes tombent! Encore faudrait-il savoir qui va faire tomber ces têtes

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