• samedi , 23 novembre 2019

La CADHP, un outil pour les droits de l’Homme encore peu connu

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Paulette Oyane Ondo, avocate et défenseure des droits de l’Homme, le 10 août à Libreville. © D.R

Mise en place en 1987 en Ethiopie, dans l’optique d’assurer essentiellement la promotion, la protection, la garantie et le respect des Droits de l’Homme en Afrique, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) reste à ce jour une structure peu connue du grand public.

La célébration du mois africain de la justice en ce mois d’août a constitué un prétexte idéal pour la vulgarisation de son fonctionnement et de ses attributions. Ainsi, le Mouvement citoyen pour la bonne gouvernance au Gabon (MCB2G) et le Réseau panafricain des jeunes pour la culture de la paix (PAYNCoP), en partenariat avec les Africtivistes ont organisé le samedi 10 août à Libreville une conférence publique sur le thème : « Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples et accès à la justice : mécanismes pour ce droit fondamental »  

Animée par Maitre Paulette Oyane Ondo, avocate et défenseure des Droits de l’Homme, la rencontre a emprunté le cadre du Centre culturel de Glass, dans le 5e arrondissement de Libreville. Dans son intervention, elle a dressé préalablement la genèse de la CADHP, avant d’aborder sa composition, son fonctionnement, ses mécanismes et les conditions de sa saisine.

Pour elle, cette Commission fait également office de juridiction entre Etats ou entre un Etat et un individu ou groupe de personnes vivant en Afrique. En l’espèce, on évoque le procès remporté par le peuple Ogoni contre l’Etat du Nigéria.

Pour sa part, Jerry Bibang, coordonnateur général du MCB2G et coordonnateur national du PAYNCoP Gabon, a mis l’accent sur le contexte de la rencontre. Selon le coordonnateur national du PAYNCoP cette activité « s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme intitulé ‘’Local Initiative for Justice’’ qui vise à mettre en place un cadre de dialogue, d’échange, de discussion et de débat autour des problématiques des droits de l’Homme et des peuples. Ce programme piloté par la plateforme Africtivistes se compose de cinq grandes sessions qui se tiendront successivement au Gabon, au Congo, en Côte d’Ivoire, eu Burkina Faso et au Cameroun ». Il s’agit d’un programme à travers lequel « les Africtivistes et toutes les parties prenantes souhaitent mieux faire connaitre la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP) qui reste encore peu connu du grand public », a-t-il fait savoir.

 

 

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