• dimanche , 15 septembre 2019

Le prophète Steeve Doukaga agressé depuis son exil camerounais

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Le prophète Steeve Doukaga Doukaga, lors de son discours à la nation, le 17 août 2019. © Capture d’écran L’Instantgabon. com

Alors qu’à travers des notes vocales il adressait il y a encore quelques temps des signaux de détresse quant à sa situation sécuritaire, supposée menacée par des personnes élevées en dignité dans le pays, « le président autoproclamé » Steeve Doukaga Doukaga vient d’essuyer une agression physique assortie d’une séquestration de quelques heures à Douala, précisément au quartier Bonamoussadji village (Cameroun) où il a immigré après de fréquentes menaces de mort à Libreville.

L’œil tuméfié et laissant suinter des larmes, la bouche sanguinolente, forte douleur au tibia gauche, c’est sous cet aspect que le jeune Gabonais a été accueilli dans hôpital de la ville. Du récit de la victime, l’un des frères cadets de son épouse, un certain Mathieu Missitane Mbwang, de nationalité camerounaise, l’aurait séquestré le dimanche 11 août dernier de 9h à 16h dans le but de le livrer à une autorité militaire qui aurait la mission de le livrer à son tour aux autorités gabonaises. C’est le frère ainé de Mathieu Missitane Mbwang, un certain Mombo de l’armée camerounaise, qui se serait chargé d’exercer des violences sur l’homme de Dieu, croyant certainement pouvoir l’assommer pour rendre le transfert de la victime plus facile.

Transporté à la Gendarmerie, puis admis dans un hôpital dès 17h, c’est le lendemain à 14h qu’il sera de nouveau entendu à la gendarmerie, cette fois sur procès-verbal, avant d’être libéré vers 19h30, avec l’injonction de ne pas quitter le Cameroun, car pour les nécessités d’enquête sa présence s’imposait. La victime ira toutefois faire une autre déposition à la police dans la même journée.

Pour Steeve Doukaga, sa traque se poursuit et donc les instigateurs seraient les mêmes. Il en veut pour preuve un message que le fameux Missitane Mbwang lui aurait envoyé quelques jours plus tôt.  « A toi Steeve, tu auras beau masquer ton téléphone, tôt ou tard on finira par te coincer. Sache que nous sommes déjà tous sur Yaoundé. Bientôt tu verras défiler tes photos un peu partout jusqu’à ce que tu sois dos au mur et qu’on mette la main sur toi. Je vais commencer par informer tes contacts à l’étranger de tes actes et des mesures que nous avons adoptées contre toi », aurait-il menacé.

Il s’agit selon lui d’une tentative de plus, à la suite de celles qu’auraient menées un certain Jean Polycarpe Dikaka, agent d’un commando à la Garde républicaine, exécutant les instructions d’un proche collaborateur du Chef de l’Etat.

S’il dit être en train de retrouver progressivement la pleine mesure de ses moyens, il avoue en revanche être un peu affaibli moralement. Même si concernant sa sécurité, il dit garder l’âme d’un combattant par la grâce de Dieu.

 

Pour rappel, le prophète Steeve Doukaga Doukaga avait été parmi les rares personnes à avoir réclamer justice pour les nombreux morts du quartier général de Jean Ping, au lendemain de la présidentielle. De même qu’il s’était autoproclamé président de la République, suite aux ennuis de santé d’Ali Bongo.

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