• dimanche , 25 août 2019

Les retraités persistent et signent : le maintien du paiement mensuel des pensions ou rien

Le bureau du Synaret lors de la conférence de presse du 17 juillet 2019.© D.R

Engagés dans un bras de fer avec la direction générale de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) depuis trois mois, à propos de la décision du paiement au trimestre de leurs pensions, les retraités gabonais, notamment ceux regroupés au sein du Syndicat nationale des retraités (Synaret), ont une nouvelle fois signifié leur refus d’agréer ce mode de paiement, qui s’est du reste enrichi des mesures d’accompagnement, singulièrement avec une carte prépayée.

Ce mercredi 17 juillet, à la faveur d’une conférence de presse dans un hôtel de la capitale, ils ont émis « de sérieux doutes sur les récentes annonces faites par Mme le directeur général de la CNSS, et surtout leur viabilité ». Pour eux, les données sont claires : Nicole Asselé ne tient pas ses promesses. Une batterie d’annonces faites auparavant par la DG n’ont jamais vu le jour, telles que la carte biométrique pour un meilleur suivi des retraités, restée au stade de projet ; l’annonce en 2018 confirmée en 2019, du maintien du paiement mensuel des pensions retraites assorti de l’obligation d’ouvrir des comptes bancaires, de sorte que des virements mensuels soient effectués le 5 de chaque mois. Une vue de l’esprit jusqu’à maintenant. De même, l’injonction faite à ses collaborateurs de traiter avec diligence les 2000 dossiers des retraités en souffrance, n’est pas encore pas régler à ce qui semble.

S’ils se sont étonnés de l’argument évoquant des tensions de trésorerie pour justifier le basculement vers un paiement des pensions retraites au trimestre, les membres du Synaret le sont encore bien plus avec les dépenses supplémentaires qu’on voudrait engager pour cette opération.

« Voici une structure qui se dit au bord de la faillite et passe contrat avec des banques pour la mise en place d’un système de découvert qui ne dit pas son nom. Quid des frais associés ? Les banquiers seraient-ils devenus subitement des philanthropes ? Qu’en est-il de la dépense relative à l’émission des cartes de prépaiement (appel d’offres ou gré à gré) ? Toutes dépenses nouvelles que doit supporter une boite en difficulté », ont-ils fait observer, notant que ces choix qui confirment, selon eux, « l’incompétence de la DG ».

Les retraités ont émis des exigences à titre conservatoire pour ramener la sérénité en leur sein. Il s’agit du « maintien du paiement mensuel des pensions, la révocation de l’actuel DG pour incompétence, la suspension du Conseil d’administration de la CNSS, l’organisation des états généraux de la sécurité sociale et de l’action sanitaire au Gabon ».

Les seuls interlocuteurs avec lesquels ils sont disposés à discuter, ont-il fait savoir, restent le ministère des Affaires sociales et le parlement dans son ensemble. Des courriers leur ont été adressés.

Réagissant à l’hypothèse d’un retour effectif au paiement trimestriel des pensions retraites, Arthur Ndong, un membre du Synaret a sèchement rejeté l’option. « La maladie n’attend pas trois mois. Nous ne mangeons tous les 3 mois », a-t-il laissé entendre. Son président, Edouard Nguema, espère que le gouvernement prendra un décret en leur faveur.

Ces avantages acquis (en l’espèce, le paiement mensuel) qui font office de droit ne devraient être touchés qu’en dernier recours.

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