• dimanche , 20 octobre 2019

Liquidation supposée de la Gabon oil company et la Société gabonaise de raffinage : De l’intox selon le gouvernement

Le ministre du Pétrole, du gaz et des hydrocarbures a formellement démenti ce jeudi à Libreville les allégations, largement relayées, du site Africa energy intelligence dans sa dernière livraison du 30 avril 2019, évoquant des injonctions du FMI au gouvernement gabonais l’invitant à liquider la Gabon oil company (GOC) et la Société de raffinage du Gabon (SOGARA).

Dans un communiqué signé du ministre du Pétrole, du Gaz et des Hydrocarbures, Pascal Houangni Ambouroue, il est clairement établi que cette hypothèse n’a jamais été envisagée. « Les rumeurs relayées sur une supposée liquidation de la GOC et de la SOGARA ne relèvent pas du cahier de charges du FMI. Autrement dit, ces allégations constituent tout simplement de l’intox relayée sur les réseaux sociaux. A cet effet, le ministère du Pétrole, du Gaz et des Hydrocarbures, invite certains médias à la conscience professionnelle, l’éthique et la déontologie dans le traitement de certaines informations stratégiques et souveraines pour l’État », indique le communiqué.

Autant le rappeler, « le FMI n’a pas vocation à se substituer à un État, mais à accompagner les États au développement inclusif par les politiques publiques porteuses de croissance », note le membre du gouvernement. Une hérésie qui a le don de délimiter les zones d’interventions de l’Institution de Bretton woods.

« On semble donner beaucoup de pouvoirs au FMI, parmi ceux qui ne lui incombent pas. Le FMI n’a pas le pouvoir de liquider des entreprises qui appartiennent à des États souverains », a affirmé le chef d’une mission du FMI, Boileau Yeyinou Loko, au cours de son séjour Librevillois la semaine dernière.

Articles similaires

Laissez un commentaire