• dimanche , 20 octobre 2019

Nigéria/Présidentielle : Muhammadu Buhari réélu

Avec 55,6% de suffrages, le président sortant a décroché un nouveau mandat de quatre ans à la tête du pays.

 Le scrutin du 23 février dernier au Nigéria a rendu son verdict ce mardi. D’après les résultats rendus public par la Commission électorale nationale (INEC), Mahammadu Buhari, le président sortant, l’a emporté avec 55,6% contre 41% pour Atiku Abubakar, son principal challenger.

Alors qu’on a annoncé un taux de participation de moins de 40%, chiffre en recul par rapport à 2015, le candidat du Congrès des progressistes (APC) ne s’est pas dit peu fier. Ce mercredi au cours de son discours de victoire, le président réélu avait déjà le regard tourné vers l’avenir. Il a insisté sur la sécurité et la lutte contre la corruption comme cheval de bataille : « Le nouveau gouvernement va intensifier ses efforts dans la sécurité, la restructuration de l’économie et le combat contre la corruption. Nous allons nous efforcer de renforcer notre unité et notre cohésion afin qu’aucune partie ni aucun groupe ne se sente à la traîne ou laissé pour compte », a-t-il promis.

Pour l’opposition qui dénonçait des fraudes massives et appelait mardi à une suspension des résultats, un recours auprès des organes compétents sera introduit. «Si j’avais perdu dans des élections libres et transparentes, j’aurais appelé le vainqueur dans la seconde», a déclaré Atiku Abubakar, ajoutant: «je rejette les résultats de la parodie d’élections du 23 février 2019 et contesterai ses résultats en cour de justice.», a confié Atiku Abubakar.

Une démarche qui a peu de chance d’aboutir, surtout quand on sait que quelques semaines avant l’élection, le président Muhammadu Buhari avait en effet limogé le président du Conseil constitutionnel, Walter Onnoghen, accusé de corruption, et avait promu pour le remplacer le juriste Muhammad Tanko. En réponse aux accusations de l’opposition, Muhammadu Buhari a déclaré que l’élection est « à la fois libre et juste », et affirmé sa volonté d’inclure toutes les forces politiques dans son gouvernement. On dénombre 53 morts au cours des violences électorales.

 

 

 

 

 

 

 

 

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