• samedi , 7 décembre 2019

Sécurité alimentaire : La Mairie de Libreville toujours d’attaque 

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Le maire de Libreville, lors de son échange avec la presse, le 28 novembre 2019.© L’Instantgabon

Alors qu’on assiste ces derniers temps à une passe d’armes entre l’Agence gabonaise pour la sécurité alimentaire (Agasa) et l’Hôtel de ville de Libreville, depuis le lancement des contrôles sanitaire et alimentaire des hôtels et grandes enseignes de la distribution alimentaire par l’Inspection générale municipale (IGM), le maire de la capitale, Léandre Nzué, a tenu à dissiper les malentendus.

Au cours d’un échange avec la presse ce jeudi, l’édile a précisé que la mission diligentée par ses soins est conforme aux lois et règlement en vigueur dans le pays. Il s’agit d’une opération, selon le premier magistrat de la ville, « …qui s’inscrit dans le cadre de la mission générale de salubrité et d’hygiène dont est investie le maire de Libreville, au titre des articles 48 et 98 de la loi organique n°1/2015 du 15 juin 2015, relative à la décentralisation », a-t-il mentionné.

Réclamant seule la prérogative de mener ce type d’actions, l’Agasa a méconnu, semble-t-il, les missions adossées à cette loi organique ; lesquelles consistent à faire respecter les règles d’hygiène prévues par la règlementation, contrôler la salubrité des comestibles exposés à la vente, et exécuter les actes relatifs à l’hygiène et à la salubrité publique.

L’institution dirigée par Léandre Nzué ne relève cependant, à travers cette opération de l’IGM, aucun préjudice aux missions de contrôles et d’inspections assignées à l’Agasa. Elle y voit au contraire une opportunité d’amplifier les missions sur le terrain grâce à l’éventualité d’une conjonction d’actions. « Je voudrais pour ce faire, dire notre disponibilité à collaborer avec toute entité investie des mêmes prérogatives, dans l’intérêt de la préservation de la santé et du bien-être des populations », a-t-il souhaité.

Par ailleurs, le maire de Libreville a fait observer qu’il n’entendait pas lever le pied face à ce qu’il a qualifié « d’empoisonnement de la population », allusion à la mise en vente des produits alimentaires avariés, alors que la sortie un jour plus tôt du président du Conseil d’administration de SANgel semble accusée la Mairie de complot après le passage de la mission dans ses rayons et réserves.

S’il a indiqué être fermé à la corruption, Léandre Nzué a ainsi assuré avec fermeté qu’il ne se lassera pas de mener ses contrôles et inspections. Il entend dès lors faire appliquer la loi dans le cadre des sanctions prévues à cet effet en cas de récidive.

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