• dimanche , 25 août 2019

Shan’l libérée dément les rumeurs alimentées sur les réseaux sociaux

Libérée ce lundi, l’artiste chanteuse compositrice a démenti dans une vidéo les rumeurs alimentées sur les réseaux sociaux rapportant des propos selon lesquels elle se serait prévalue d’être une star planétaire et que les agents n’avaient pas le droit de lui demander ses pièces d’identités.

D’après l’artiste, lors du contrôle lancé par le procureur de la République dans les boites de nuit du quartier Louis samedi, les agents de la DGR et de la Police Judiciaire qui l’escortaient se sont particulièrement montrés discourtois. Le ton agressif employé par l’un d’eux pour exiger à l’artiste ses pièces d’identité, alors qu’elle avait déjà pris un verre de trop, reconnait-elle, a suffi pour jeter le feu aux poudres. D’où l’échange tendu qui s’en est suivi entre elle et l’agent « zélé », avant son arrestation.

« Ce que j’ai reproché c’est la procédure. Ce n’est pas que je n’avais pas mes papiers, je les avais. Mais il est vrai que dans ma colère j’ai débordé, j’ai eu des propos indécents envers les agents. Évidemment, je les ai insultés parce j’étais hors de moi, mais c’est parce que la procédure m’avait tellement irritée. Il n’est pas question de star planétaire et je n’ai jamais dit que j’étais une star planétaire et qu’on n’avait pas le droit de me demander mes papiers », a-t-elle précisé.

Bien que reconnaissant sa mauvaise attitude pendant son arrestation et lors de sa garde à vue l’artiste condamne toutefois les violences physiques dont elle a été victime par un des agents pendant son séjour dans les locaux de la DGR aux Camp Roux : « Pendant ma garde à vue, je n’étais pas tout à fait sage. Je filmais les hématomes que j’avais sur le bras, et là il y a un agent qui m’a giflé… », s’est-elle indignée.

Ayant été entendue par le procureur de la République par la suite, ce dernier n’a pas manqué de réprimander l’artiste quant à sa mauvaise attitude vis-à-vis des agents en exercice. En lui rappelant l’exigence du respect à l’endroit des forces de l’ordre et le rôle sensibilisateur qu’elle est appelée à jouer vis-à-vis des plus jeunes, du fait d’être un exemple en tant qu’artiste, il n’a pas choisi la voie répressive pour régler l’incident mais à plutôt fait preuve de pédagogie.

Toutefois, le procureur de la République a rassuré l’artiste de ce qu’il se chargerait de régler& en interne la question de violence avant et pendant la garde à vue de tous citoyens par les agents des forces de l’ordre, a rapporté l’artiste.

 

Awa Nyomba Massimba

 

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un commentaires

  1. Andrey
    21 février 2019 à 20 h 36 min Répondre

    Il y’a beaucoup de choses sur lesquelles on aurait aimé être édifié,à savoir la ou les raisons de la descente diligentée par le procureur. Quel en était le but en gros.

    Quant au comportement des policiers, il est clair qu’il est depuis longtemps révélateur du règne de l’arbitraire sur le droit, donc l’absence d’Etat.

    De l’autre côté, il faudra pas non plus ,par cette vague d’indignation, tomber dans le piège du favoritisme et de l’injustice, car la loi est opposable à tous

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