• dimanche , 15 septembre 2019

Sorties d’Ali Bongo les 16 et 17 août : La supercherie dévoilée (CNR)

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Armelle Yembi Yembi, le 22 août 2019 à Libreville.© D.R

Un flop ! C’est ce qu’on dirait d’un film qui a passionné l’attente des téléspectateurs où les commentaires du réalisateur et metteurs en scène prédisaient un blockbuster, mais s’est révélé au final une grande déception. C’est en tout cas ce que croit avoir eu droit la Coalition pour la nouvelle république (CNR-Opposition) avec les sorties grand-public des 16 et 17 août derniers d’Ali Bongo.

« Les dates des 16 et 17 août ont permis enfin au peuple Gabonais ahuri, de découvrir la supercherie. En effet, dans leur désir pathologique de conserver le pouvoir, les prédateurs de la République n’ont pas hésité un seul instant à offrir un spectacle d’une cruauté inhumaine, en exhibant un Chef d’Etat, soit-il usurpateur, dont le lourd handicap physique et intellectuel n’a échappé à aucun observateur. Le peuple gabonais a découvert une marionnette dont la présence à ce défilé, a confirmé son incapacité totale à présider aux destinées du Gabon. Ce qui a été soigneusement caché au peuple depuis le 24 octobre 2018, a été révélé au grand jour, et ce, au grand dam des manipulateurs qui croyaient présenter un film de bonne facture », a indiqué Armelle Yembi Yembi, l’un des porte-paroles de la Coalition.

Pour elle, ces sorties pour honorer les rituels de la fête de l’Indépendance du Gabon du président de la République ont levé le voile sur le degré du « cynisme, d’irresponsabilité et de cupidité » de son entourage. En tout cas les partenaires du Gabon l’ont bien vu, croit-elle savoir.

A travers ce qu’elle a qualifié de spectacle affligeant d’un Ali Bongo exhibé comme une bête de foire, Armelle Yembi Yembi, la voix mêlée d’empathie et de colère, a fait savoir que les institutions chargées de déclarer la vacance du pouvoir devraient avoir compris « l’impérieuse nécessité de le restituer au légitime vainqueur de l’élection présidentielle d’août 2016 ».

En considérant le peuple Gabonais ainsi pris en otage, la porte-parole de la CNR s’est insurgée contre la suspension « illégale » de la juge du Siège, Paulette Ayo Mba épouse Akolly. « la CNR dit non. Trop c’est trop ! C’est pourquoi La CNR appelle inlassablement, depuis des mois, à agir pour sauver le Gabon. Puisque Ali Bongo l’usurpateur n’a jamais été élu comme on le sait, et que sa santé, en outre, ne lui permet plus de prolonger son forfait, le peuple Gabonais est en droit d’exiger son départ du pouvoir dans l’immédiat, pour qu’il cède la place au véritable vainqueur de l’élection présidentielle du 27 août 2016, qui est Monsieur Jean PING. »

 

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