• lundi , 26 août 2019

Vers l’exploitation interdite de l’Ozigo et du Moabi

L’exploitation disproportionnée des essences identifiées sous les noms Ozigo et Moabi pourrait amener le gouvernement à décréter leur interdiction à l’exploitation et la vente, tout comme il l’a fait pour le Kevazingo.

Le ministre des Forêts et de l’Environnement chargé du Plan Climat, Guy-Bertrand Mapangou, a dit son intention de suggérer au gouvernement l’exploitation prohibée de ces essences objets de toutes les convoitises.

Au cours d’une réunion convoquée ce mardi à son cabinet avec les acteurs du secteur bois, il a exprimé le bien-fondé de cette mesure en gestation et à indiqué qu’elle sera portée à l’attention du prochain Conseil des ministres.

 « A l’issue de cette réunion, nous avons suggéré des mesures à prendre pour que nous fassions table rase de cette histoire de Kévazingo qui alimente les fantasmes au Gabon et à l’extérieur, avec le risque de briser, de ternir et d’écorner l’image du Gabon sur le marché international du bois. Nous allons dans un premier temps prendre des textes qui vont maintenant réguler et interdire définitivement l’exploitation de l’Ozigo, du Moabi et du Kévazingo en République gabonaise. Il faut que nous déclarions maintenant ces essences, patrimoines du peuple gabonais, donc inaliénables et interdites à la vente », a-t-il expliqué.

Dans une allusion à l’arrestation des fonctionnaires impliqués dans une exploitation illégale supposée de ces essences, il s’est défendu d’interférer dans les procédures judiciaires.

  « En ce qui concerne les fonctionnaires interpelés dans cette affaire de Kévazingo, une enquête est ouverte, car il y a eu des actes répréhensibles qui ont été constatés sur le terrain. Au parquet de la République d’en décider », a-t-il indiqué.

 

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